Désir d’utopie : Elections législatives juin 2010, Vélorution ! cherche candidat-e-s

2 mai 2010

Salut à tous-tes,

Les Chambres seront dissoutes cette semaine.

Il nous importe de pouvoir manifester pour la troisième fois lors de ce prochain scrutin l’originalité de l’objection de croissance et une critique sans concession du modèle économique dominant qui persiste durablement dans son économisme et dans l’enchaînement des crises.

Nous proposons, entre autres :

- L’instauration du Bonheur National Brut (BNB) pour juger et évaluer les politiques publiques en lieu et place des calculs de rentabilité et de PIB.
- Du travail et du temps pour tous par la réduction du temps de travail.
- Un revenu universel à hauteur du seuil de pauvreté (860,- EUR).
- Le contrôle des loyers, allocations logements financées par les propriétaires.
- Suppression des taux cohabitants.
- Relocalisation, décarbonisation et assainissement de la production.
- Limiter la vitesse à 30 km/h dans les agglomérations, développement massif des aménagements pour cyclistes.
- Rétablissement de la vraie proportionnelle avec suppression du seuil électoral de 5% pour l’accès à la représentation
- Développer la participation citoyenne.
- Un jardin pour tous, développement de potagers collectifs, et des villes plus vertes, des centres villes débarrassés de l’automobile.
- Pour dire Zut ! aux partis traditionnels qui font preuve de si peu d’imagination et nous apparaissent comme les clones des uns des autres.
- Pour un vrai bilinguisme en Belgique et une pacification communautaire durable.
- Retrait immédiat des troupes en Afghanistan.

Nous avons besoin de candidates et de candidats pour incarner et avancer vers cette joyeuse utopie.

Il reste très peu de temps pour se déclarer candidat-e. Nous aimerions boucler notre liste lors d’une ultime réunion des candidats dans une semaine, le dimanche 9 mai.

Nous ne savons pas si nous serons capables de nous présenter partout (13 arrondissements à couvrir nous semble difficile dans le temps imparti) mais à tout le moins sur Bruxelles-Halle-Vilvorde.

Si vous êtes motivés ne tardez pas à prendre contact avec nous.

rdepotesta@gmail.com

GSM: 0472 500 190

Vélorutionnairement vôtre !

Réginald de Potesta de Waleffe

Redevenir simple ? Même pas ! Vision innocente d’un futur décomposé

3 juin 2009

Superbe billet de Michel Tarrier. Les objecteurs de croissance de Vélorution ! ne veulent rien signifier d’autre !


« Je ne sais pas quelles armes seront utilisées pour la troisième guerre mondiale, si elle a lieu. Mais la quatrième se règlera à coups de massues. »

Albert Einstein

(Décadence et bon sens)

Redevenir simple ? Même pas !

Vision innocente d’un futur décomposé

Pourrons-nous, une fois au pied du mur, au bout du rouleau, au moins redevenir simples, redevenir pauvres ? Pauvre dans le sens noble et non miséreux ou miteux du terme sociétal, non pas comme un affect indésirable et un statut politique de souffrance tel celui d’un SDF ; mais pauvre comme vertueux, comme objecteur de biens matériels ; pauvre avec l’immense dignité du cueilleur-chasseur-pêcheur parcimonieux, en écoute optimale avec la naturalité ; pauvre comme nomade avec la chance de ne rien posséder, pauvre comme nous l’étions à l’aube du premier matin, nos cellules et nos neurones en interdépendance avec les élémentaux de la nature ; pauvre comme normal et non endimanché d’un illusoire confort, d’un contradictoire progrès. Un chômeur avec mobile, qui achète des fruits exotiques dans les couloirs surpeuplés et pollués du métro n’est pas pauvre, il est distrait. La ménagère saisie par l’huissier et qui hésite entre vingt mille détergents n’est pas pauvre, elle est distraite. Comme Socrate, Saint-François d’Assise ou Gandhi, celui qui ne possède rien est plus proche des dieux et de l’univers. Une preuve : PayPal ou la Carte Bleue ne sont pas à l’origine de nos plus beaux souvenirs…

L’horizon d’une crise systémique et écologique qui s’affirme, se concrétise, à l’aune d’un temps marchand qui se fissure et sur les décombres capitalistes duquel nous commençons à marcher en tournant en rond, engendrent d’innombrables signes traduisant un repli éthologique sur soi. Pied-de-nez vindicatif ou cynisme opportuniste : Madame Obama nous montre comment on plante ses choux à la mode de la Maison Blanche, peu importe que Monsanto, craignant le pire, cherche simultanément à susciter une législation restrictive de la liberté individuelle de cultiver son jardinet. Tout et le contraire de tout est la devise d’une schizophrénie ordinaire savamment entretenue.

De nombreux mouvements récalcitrants ont déjà choisi les chemins de traverse, dans la plus pure bioéthique. Il en est ainsi, par exemple, des nouveaux freegans dont le choix stratégique est celui d’une vie alternative limitant au maximum toute adhésion à l’économie conventionnelle et à la consommation de matières premières. Ces dissidents optent pour des principes chers à certaines contre-cultures récentes de l’Occident industrialisé, prenant le contre-pied du mode de vie conventionnel, tels ceux des beatniks (la génération perdue !) ou plus précisément des hippies. Sur des modes pieux et sectaires, Mennonites et autres Amish (« Tu ne te conformeras point à ce monde qui t’entoure ») ont aussi et depuis longtemps opté pour un autre chemin. Un regain non négligeable de survivalistes Nord-américains a été enregistré suite aux attentats du 11 septembre 2001, puis aux effets de l’ouragan Katrina. Le consensus dominant parmi ces adeptes d’une vie de retranchement répond au proche effondrement de notre civilisation, suite aux pénuries annoncées de pétrole, d’eau et de nourriture. Films, littérature et maintenant sites et blogs ne manquent pas sur le sujet, qu’il s’agisse de survivre à des catastrophes dites naturelles où à cette faillite estimée inéluctable et prochaine de la société anthropique. Les survivalistes s’adonnent ainsi à un apprentissage constant de techniques de survie.

En France, 76 % des jeunes interrogés disent que leur avenir sera pire que celui de leurs parents. Reposera-t-on cette question en 2100 : certainement pas puisque l’avenir ne sera plus futurible !!

Alors, quand la boucle de l’homme moderne sera bouclée, que les peuples derniers n’auront plus que l’option nomade et autarcique de redevenir cueilleurs-chasseurs à l’image des peuples premiers, comment procéder ?

Comment procéder alors que nos 7 milliards d’humains auront quasiment tout consumé, que les ressources sont en voie de tarissement prononcé, que notre pétro-addiction touche à sa fin forcée, que l’eau commence à manquer, qu’une espèce végétale ou animale disparaît chaque 18 minutes de notre biosphère, que même les abeilles – empoisonnées par le diktat agrochimique – nous quittent ? Comment les 10 ou 12 milliards de pauvres ères que nous serons en 2080 ou en 2100 – quand surviendra le grand crash – pourront-ils satisfaire leurs simples et humbles besoins basiques ?

En marge des exodes surnuméraires, fuyant aussi les zones submergées par la hausse du niveau des mers, loin des programmes d’épurations sous tous prétextes, s’effectueront des regroupements et l’instauration de communautés sur des écoinçons de terres encore fertiles. Il faudra se réapproprier un savoir-faire quasiment effacé de la mémoire collective, celui du XIXe siècle, antérieur à la société bluffante des moteurs avides de pétrole. Comme nous aurons perdu toute trace des animaux de trait, les survivants devront faire preuve d’une pugnacité à la hauteur du travail manuel de la terre, comme à l’Âge de pierre. Tandis que ces nouveaux paysans sédentaires cultiveront sur des terres de fortune pour des pasteurs nomades, ces derniers fourniront aux premiers encore non accoutumés au végétarisme salvateur une ration devenue maigre de calorie carnée. Les hordes de pillards, déshérités, seront partout et l’insécurité la plus totale. Darfour et impérialisme arabe, Irak et impérialisme américain sont les actuels prototypes les plus « soft » de ce que l’humanité devra encaisser… pour survivre. Le décorum dantesque sera celui des aéroports ou le terminal le sera pour de bon, et des avions cloués au sol, des rubans d’autoroutes et de leurs cimetières de véhicules abandonnés à l’endroit du dernier kilomètre parcouru avec la dernière goutte de carburant, d’aérotrains rouillés qui hier filaient à 500 km/h, de quelques centrales fumantes ayant tchernobylisé leurs lointains alentours et de palles grinçantes d’éoliennes continuant à tourner pour l’équivalent de quelques bougies plus nostalgiques que démagogiques. On peut imaginer à l’infini, ce n’est d’ailleurs ni imagination, ni fiction, simplement le tout proche futur d’un récent passé décomposé. De plus de 10 ou 12 milliards, la population terrienne chutera à 2 milliards, capacité induite par une agriculture redevenue « naturelle », faute d’engrais dopants issus du pétrole tari et dont les restrictions sont aussi celles des dernières terres non stérilisées par un siècle d’agriculture chimique et de surpâturage. L’écrémage démographique sera parfaitement possible sans stérilisation humaine, ni le moindre usage de la bombe atomique. En douceur.

Un exode pour nulle part

En exode pour nulle part, les enfants de nos enfants devront errer en quête de denrées rares en des montagnes dénudées, au substrat scalpé, aux torrents taris, dans des lambeaux de forêts fossiles et vidées de toute biodiversité. Ils iront en hordes faméliques et éperdus sur des steppes mornes et brûlantes, au sol galvanisé, en d’immenses Beauce stérilisées dont nous aurons épuisé le contenu biologique jusqu’au dernier lombric, dans un corridor planétaire d’écosystèmes déconstruits où table rase fut faite du vivant, où nous avons, avec orgueil et performance, libéré plus de cent mille molécules chimiques. Sauront-ils que, peu avant la débâcle et l’écroulement final, nous avions tenté de réparer la planète, de susciter une renaissance salutaire en baptisant bio ou écolo tout ce qui n’était qu’un retour en arrière, à la normale ? Mais que nous ne savions même pas si nous nous mentions à nous-mêmes, s’il s’agissait d’une démence de repentance désespérée ou d’un dernier bon coup pour s’en mettre plein les fouilles ? Les enfants de nos enfants (qui n’avaient toujours pas demandé à naître…) fouleront le poubellien supérieur d’infectes immondices d’une ex-civilisation de l’inutile qui colonisa nos pauvres esprits sans défense. Ils déambuleront en des décors hallucinants de banqueroute planétaire, d’autoroutes fermées, de rampes et d’échangeurs abandonnés, de gares et d’aérogares désaffectées, de stations balnéaires et de ports de plaisance ruinés, de stades effondrés, d’innombrables métropoles désertées, aux tours géantes vidées, aux pieds desquelles clignoteront dans le néant d’un espoir déconfit quelques sémaphores en détresse… Agars, ils se souviendront de nous, de nous autres modernes, du temps de notre cuisant mirage, de l’autosatisfaction passée de nos défunts économistes, de notre incommensurable et arrogante erreur… Comment pêcher en des mers abiotiques, en des fleuves pollués, en des grands lacs desséchés ? Restera-t-il au moins quelque gibier invasif pour satisfaire la dérive carnivore de l’homme omnivore ? Comment cibler un dernier petit oiseau à abattre dans un ciel de tempêtes où ne volerontnt plus que des billets de dollars et d’euros enfin nuls et non advenus !

En cas de cyclone ou de tsunami, les enfants de nos enfants ne pourront même plus prendre des risques pour gagner un dernier petit sou en filmant l’apocalypse pour le compte d’une quelconque CNN dont les patrons auront été illico presto sidérés sains et saufs pour l’ailleurs d’un autre part planétaire, embarqués de justesse vers un utopique projet alunissage signé Virgin Galactic.

Fable ou prophétie ?

En tout état de cause, l’inverse nous étonnerait, un nouvel âge d’or, de providence et d’amour semble improbable pour quand nous en aurons fini avec tout ce qui bouge, avec tout ce qui pousse, quand nous serons rassasier de goinfrer, de consommer, de consumer.

Alors, faut-il encore procréer pour peupler un futur à l’image d’une fosse commune globale ?

Un temps d’errance dans un monde de poussières

À force de vouloir s’acharner coûte que coûte à imposer à la nature un aveugle rendement, à violenter les subtils équilibres, à chambarder les horizons millénaires du sol, à nier les évidences écosystémiques, à semer aux quatre vents mille et une molécules malfaisantes, notre civilisation du profit forcené avait pourtant déjà reçu d’innombrables avertissements, vécu de cuisants revers de manche. Ces coups de semonces n’auraient pas suffi. Souvenons-nous, pour le moins, du grand exode nord-américain du dust-bowl qui était une réponse à la violence agraire exercée par les nouveaux colons avides et sourds aux conseils des Améridiens. Le dust-bowl est un phénomène d’élévation dans l’atmosphère de millions de tonnes de poussières de terre agricole du fait de l’érosion éolienne. La mauvaise utilisation des terres, accentuée par une sécheresse récurrente, est chaque fois la cause de ces dramatiques tempêtes qui rendent incultivables des millions d’hectares de terres arables devenues pulvérulentes et qui provoquent l’exil de centaines de milliers de personnes. Dans les années 1930, le premier dust-bowl a sévi durant une dizaine d’années, avec de considérables nuages de sable et de poussières obscurcissant le ciel. Chassées du Kansas, de l’Oklahoma, du Texas, du Nevada, du Nouveau-Mexique et de l’Arkansas, ensablées et dépossédées, sans abri et affamées, à pied ou en charrette, 200 000 personnes – bible à la main – se déplacèrent alors en masse à la recherche de terres accueillantes plus à l’ouest. À la fin des années 1980, les grandes plaines d’Amérique du Nord durent subir le retour des mêmes méfaits.

L’harmattan est un alizé chaud, sec et poussiéreux d’Afrique de l’Ouest qui souffle vers le sud en provenance du Sahara. Il obscurcit l’atmosphère durant plusieurs jours, favorisant au Sahel les épidémies de méningite en fragilisant les muqueuses et provoquant ainsi le passage du méningocoque dans le sang. L’actuelle désertification des régions sahéliennes par l’abandon des cultures vivrières au profit d’un nouvel usage agricole intensif, imposé par l’agronomie de rente et non-approprié aux terres sèches, ne fait qu’augmenter le phénomène. Ce vent tend aussi à devenir transocéanique et ses nuages de milliards de tonnes de poussières d’un brun rougeâtre avaient été suivis avec étonnement en 1994 par des astronautes en orbite. Quand la désertification viendra à dominer la surface de la Terre, on imagine alors les cataclysmes atmosphériques, leurs conséquences en transferts alarmants et leurs pressions sur la capacité alimentaire globale. C’est ainsi qu’au printemps 1998, lorsque des nuages de poussières envahirent l’Ouest des États-Unis, de l’État de Washington jusqu’au Texas, les météorologues furent perplexes. Ils ne pouvaient déterminer l’origine de toute cette pollution, dont l’étendue et l’épaisseur asphyxiaient les campagnes. La conclusion des études entreprises est qu’elle devait provenir de Chine où une tempête de sable dévasta certaines régions durant trois jours et que les alizés auraient véhiculé vers l’est, jusqu’à franchir le Pacifique.

En voilà bien du vécu apocalyptique, et non les prophéties d’un éco-Nostradamus ! Mais il se trouve encore aujourd’hui quelques thuriféraires aux instincts collabos tels qu’ils s’acharnent à un dangereux négationnisme du réchauffement annoncé, qu’ils dénient les évidences que tout un chacun se doit de prendre en compte à l’heure où commencent à déferler les premières hordes de réfugiés de l’environnement, même si du fond de nos privilèges bunkérisés, et tout en urinant nos pesticides, ils ne nous font – apparemment – ni chaud ni froid.

Le pire n’est jamais certain !! (lol…)

Redoublons nos efforts pour jouer les prolongations, et gagner une-deux-trois générations, puisque nous ne disposons pas d’une-deux-trois planètes. Trop drôle !

Il faut bien quelques lignes de faux-espoir pour laisser tourner la machine et ne pas trop plomber l’atmosphère :

http://www.youtube.com/watch?v=c5kdImp2zBU&hl=fr

Le dust-bowl des années 1930, un premier avertissement :

http://www.youtube.com/watch?v=x2CiDaUYr90&hl=fr

La crise, celle d’avant…

Crise financière et crise écologique des terres brûlées :

http://www.youtube.com/watch?v=gplaqa2yRgg

http://video.google.com/videoplay?docid=-4411769998751922010

Coup de semonce, ou quand l’homme cravaté ne fait plus le malin :

http://www.dailymotion.com/video/x2n4q0_ouragan-katrina_tech

Billet connexe :

http://www.planete-attitude.fr/profiles/blogs/ecologisation-dans-lurgence

« La prophétie de malheur est faite pour éviter qu’elle se réalise ; et se gausser ultérieurement d’éventuels sonneurs d’alarme, en leur rappelant que le pire ne s’est pas réalisé, serait le comble de l’injustice : il se peut que leur impair soit leur mérite. »

Hans Jonas

L’histoire du grand hold-up planétaire :

2050, SAUVE QUI PEUT LA TERRE ! de Michel Tarrier

http://www.amazon.fr/2050-Sauve-qui-peut-Terre/dp/2842743857

Chronique d’une catastrophe annoncée

30 mai 2009

Les émissions mondiales de CO2 pourraient augmenter de 39% d’ici 2030

WASHINGTON (AFP) – 27/05/2009 17h01

Les émissions mondiales de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre, pourraient augmenter de 39% d’ici 2030 sans des politiques nationales ou un accord international pour les limiter, selon des projections du gouvernement américain publiées mercredi.

L’Energy Information Administration (EIA), qui produit les statistiques officielles américaines sur l’énergie, estime dans ses projections que les émissions de CO2 pourraient passer de 29 milliards de tonnes en 2006 à 33,1 milliards de tonnes en 2015 puis à 40,4 milliards de tonnes en 2030, si rien n’est fait pour les plafonner et les réduire.

La plus grande partie de l’accroissement des émissions de CO2 se produira dans les pays en développement notamment la Chine et l’Inde en raison de la forte croissance économique attendue et de la persistance d’une importante dépendance des énergies fossiles chez la plupart de ces économies non-membres de l’OCDE qui regroupe les 30 principaux pays industrialisés, explique le rapport de l’EIA.

En 2006, les émissions carboniques des pays non-membres de l’OCDE ont dépassé celles des pays de l’OCDE de 14% et en 2030 elles les surpasseront de 77%.

Dans son rapport publié mercredi l’EIA prévoit une augmentation de 44% de la consommation mondiale d’énergie au cours des deux prochaines décennies. Et sans limite sur les émissions de CO2, la plus grande partie de cette augmentation continuera à venir de la combustion de pétrole et de charbon.

Expo des dessins de Titom

28 mai 2009

Bonjour tout le monde

Je vous glisse vite fait un mot et 2 ou 3 ptits dessins dans la boîte pour annoncer mes activités graphiques sur le feu, en espérant vous y retrouver nombreux.

titom_ExpoChomage09
Du 29 mai au 29 juin
EXPOSITION
Dessins et affiches politiques

Les dessins seront principalement consacrés à la chasse aux chômeurs ouverte il y a 5 ans par le gouvernement et menée avec zèle par l’ONEM.
En première ligne, avec 3 contrôles et une sanction, c’est toujours un plaisir de pouvoir arrosé l’arroseur, de se retrouver de l’autre côté du viseur.

Et pour la touche de couleur, un foisonnement d’affiches politiques en sérigraphie, pardi, agitées par les luttes de tous ceux qui résistent aux machines à broyer les os et les cerveaux.

Le vendredi 29 mai on vernis pas sage comme des images à partir de 19h et pour compléter le menu, un débat à 20h, animé par Yves Martens de la plate-forme Stop chasse aux chomeurs et un concert des Quiet Stars (jazz & funk) à 21h. Le tout en entrée libre, dessert compris.

Pour les infos pratiques, et bien ça se passe à la galerie Art&Flux (35 B avenue Paul Dejaer – 1060 Bruxelles), à 2 pas de l’hôtel de ville de Saint-Gilles. Et c’est ouvert en semaine de 14h à 17h et le samedi de 14h à 18h.

Prosperity Without Growth ?

27 mai 2009

La Commission du Développement Durable du gouvernement de sa gracieuse majesté se pose des questions.

Peut-être pas les bonnes si l’on en juge par le résumé de ce rapport intitulé  « La Prospérité Sans la Croissance ? » (Prosperity Without Growth ?)

Le bien-être reste associé au concept de plus en plus incertain de développement et celui-ci au matériel et… à la croissance.

« Material possessions do play an important symbolic role in our lives, allowing us to participate in the life of society. There is some statistical correlation between economic growth and key human development indicators. »

On attend toujours la doctrine qui nous dira de conserver, transmettre et contempler mère nature. Vivement le développement de la biodiversité et des symbioses.

Pour paraphraser la marionnette de PPDA dans les Guignols, je vous dirais : « Vous pouvez éteindre votre ordinateur et retourner dans la nature. »

à parcourir mais certainement pas à imprimer:
http://www.sd-commission.org.uk/publications/downloads/prosperity_without_growth_report.pdf

Principes Vélorutionnaires vers la Convivialité !

27 mai 2009

Idées fondatrices du mouvement Vélorutionnaire!

1. Sortir de la logique de Croissance.
2. Décarbonisation. Sortir de la « thermo-économie ».
3. La participation du citoyen à la vie alternative et à la vie politique.
4. Baser l’économie sur le BNB, Bonheur National Brut.
5. Renforcement des droits  constitutionnels et humains (=un programme en-soi)
6. Recréer une anthropologie soutenable du travail dans une société d’abondance.
7. Relocaliser la production et la consommation, souveraineté et autonomie alimentaire.

D’autres suggestions ?

Pourquoi un parti d’objecteurs de croissance?

27 avril 2009

Interview de Réginald de Potesta, candidat de Vélorution!

J. – Pourquoi avoir décidé de fonder ce parti à contre-courant ? Alors que 
les personnes engagées dans la simplicité volontaire ne sont pas
favorables à avoir un rôle à jouer dans la politique.

R. Ca tombe sous le sens : La décroissance, ou l’objection de croissance est un projet politique en soi, et il est très différent du développement durable dont il dénonce l’imposture. Il faut donc le proposer à la Cité. Ce projet qui relève plus du bon sens (l’entropie, la thermodynamique en plus du constat de l’empoisonnement avancé de notre environnement et de la disparition de la nature…) que de l’idéologie et est doublé d’une préoccupation qui est certainement tout sauf idéologique, car basée sur la Science la plus dure : en effet cette dernière nous illustre avec une précision toujours plus grande, et pour le moins terrorisante, les échéances climatiques des conséquences de notre modèle énergétique.

L’enjeu: la biodiversité et nous-même. Qu’en est-il ? Le 3e rapport du GIEC (l’avant-dernier donc) a été mis très officiellement à jour le 15 février 2009 par 15 scientifiques dont notre climatologue néo-louvaniste Jean-Pascal van Yperseele, qui nous apprend que le seuil de dangerosité du réchauffement climatique se situe dès le premier petit degré de réchauffement moyen et non pas deux comme défini par l’UE en 1997 ou 1992 j’oublie toujours la date exacte de ce fameux 2°C sur lequel sont basées TOUTES les politiques climatiques. Nous savons aussi que le délai est de 50 années pour connaître toute l’amplitude du réchauffement provoqué par une émission et que donc, les 0,7°C de réchauffement global actuel par rapport à 1750 correspond à toutes les émissions jusqu’en 1960. Sachant que la planète a émis 4 fois plus de gaz à effet de serre depuis 1960 que entre 1750 et 1960, il faut donc s’attendre à connaître le quadruplement des effet à terme en 2050, soit 07°C + 4 x 0,7°C = 3,5 C° de réchauffement à l’horizon 2050. Maintenant nous savons que c’est dangereux dès 1°C puis la catastrophe dès 2°C, et donc avec 3,5 C° c’est une catastrophe encore un peu plus catastrophique. On nous prévoit actuellement un scénario où l’on  se retrouverait à 650 ppm de CO2 et 6°C de réchauffement global pour 2100 ce qui pourrait signifier pour la Terre la fin de toute vie par suite d’un emballement des rétroactions positives et le développement du syndrome de Vénus sur Terre, c’est en tout cas ce que prévoit James Hansen dès 650 ppm. Aujourd’hui nous sommes à 387 ppm de CO2 et selon James Hansen, il nous faut redescendre sous les 350 ppm pour conserver l’équilibre climatique que nous connaissons depuis plusieurs milliers d’années.

Non seulement aucune formation politique ne remet le développement durable en question, et aucune formation politique n’a pris en compte le rapport du 15 février pour adapter leur programme et les mesures nécessaires pour éviter une « catastrophe plus catastrophique ». Face à cette incurie, attentisme, inconscience, irresponsabilité, déni, il importe pour les candidats de cette liste de ne pas faire comme si on ne savait pas, et même si nos propositions semblent peu développées par rapport aux programmes des autres formations, nous savons que leur programme correspond à la programmation d’une catastrophe encore plus certaine, alors que nous vous proposons une échappatoire un peu radicale qui correspondrait idéalement de couper les vannes sachant qu’une simple diminution du débit ne règle en rien l’affaire vu que la baignoire déborde, elle déborde encore… Alors la Décroissance, c’est un compromis socialement plus acceptable que d’arrêter tout tout de suite.


J. – Que critiquez-vous et que revendiquez-vous?

R. Le développement durable comme expliqué ci-dessus qui est pour nous une imposture, et en fait une réponse du système capitaliste pour pouvoir continuer à produire, faire du développement (ça ne s’arrête jamais ce développement), tout en faisant croire que le social et la nature sont préservés. En effet, on a vu tous les partis verts qui étaient à l’orgine des gens très semblables aux objecteurs de croissance d’aujourd’hui, mais malheureusement, cette prise de conscience de la fin des années 60 et du début des années 70 (Club de Rome 1972, ONU Stockholm 1972) a été battue en brèche par une crise énergétique (1973), une révolution néo-libérale (Tatcher-Reagan-OMC) et par la production de la doctrine issue du rapport Brundtland, en 1987, le fameux développement durable qui a permis aux partis verts du monde entiers de se dissoudre dans une croissance et un capitalisme peints en vert, tout est vert. Mais c’est toujours la même m… et depuis l’an 2000, la croissance mondiale est passée de 1% par an à 3% (corrélée complètement avec les émissions de gaz), donc, ça va vraiment en s’empirant, développement durable ou pas depuis 22 ans déjà.

Nous revendiquons une sortie expresse des énergies toxiques : sortie du fossile, si possible une décarbonisation totale en 15 ans, 20 ans au pire, et la sortie du nucléaire. La relocalisation de la production. Des circuits courts. la simplification aussi de nos besoins, suffit cette débauche d’objets dont l’obsolescence est de plus en plus rapide : Le pick up a tenu des décennies avant que le radio cassette et les walkman n’arrivent, après les cassettes, les CD disc compact, le discman, puis très vite après, le DAT, puis le minidisc, puis le MP3, puis le lecteur DVD portable, les GSM, les GPS, les PDA, les laptop, les mini PC maintenant, et quoi demain… Ceci n’étant qu’un tout petit aspect cette monstruosité économique de la techno-science au service du marché et du profit, exemple que l’on peut appliquer aux automobiles que l’on tenait encore bien 10 ans et plus à la bonne époque et que les entreprises remplacent aujourd’hui bien avant leur deuxième année d’amortissement par de nouvelles voitures « plus propres » (50% du parc belge est détenu par les entreprises) ! 

Donc pour Bruxelles, il va sans dire que nous réclamons une réduction maximale de la pression automobile  dans le centre ville et d’au moins 50% pour l’ensemble de la région à terme du mandat régional en 2014 et programmation du bannissement du moteur à explosion et le financement par un péage urbain de la gratuité et du développement des transports mis à disposition du public dans la région bruxelloise. Question de santé publique oblige connaissant l’hécatombe de plus de 400.000 européens qui meurent chaque année de la pollution automobile en perdant 24 mois d’espérance de vie, si je me souviens bien des chiffres… En effet, depuis l’instauration des pots catalytiques, soit disant destinés à filtrer les particules, la mesure ne fait en fait que diviser celles-ci en nano-suies indétectables et non mesurées qui peuvent alors s’infiltrer durablement dans nos organismes.

Il faut que cela cesse, les affections respiratoires ont vraiment explosé dans toutes les tranches de la population et l’on a vu l’explosion de l’asthme et des épidémies de bronchiolites chez les nouveaux nés, un sur trois serait  touché aujourd’hui à Bruxelles !


J. – Quels sont les objectifs/ attentes en vue du scrutin de juin 2009 ?

R. Offrir une tribune à l’objection de croissance, révéler notre « mal-développement », faire débat, susciter l’envie d’autre chose, remettre en question cet impératif de la croissance soit disant panacée pour tous nos maux mais en fait source de tous ces derniers. Nous espérons aussi qu’Ecolo se sente menacé et décentre son discours pour retrouver sa radicalité d’antan, qu’il renonce au développement durable et s’engage dans la simplicité volontaire et l’objection de croissance.

En terme électoralistes, nous espérons bien faire des élus, mais nous sommes bien conscient que nous ne pourrons pas toucher beaucoup de monde comme le peuvent les partis traditionnels et dès lors, si nous dépassons 1% nous pourrons dire que c’est un très bon score et réussi notre pari, si nous dépassons 2% (très grande victoire) cela voudra dire pour Bruxelles que nous aurions eu droit à un élu si les Ecolo et Groen n’avaient pas voté avec les autres partis pour fixer le seuil de représentation à 5% des suffrages, scandale anti-démocratique, car évidement, atteindre les 5% des suffrages semblent en effet, pour l’heure, inaccessible.


J. – Comment vous distinguez-vous du parti Ecolo?

R. Je crois que  c’est clairement dit déjà, Ecolo s’est dissout dans l’économisme dominant, pour eux, il faut de la croissance pour faire face aux enjeux du réchauffement climatique. Toute l’originalité et l’âme du mouvement ont disparu. L’impératif européen de Lisbonne, approuvé par les verts belges, en ce qui concerne la compétitivité donne droit à de graves dysfonctionnement écologiques et sociaux, tout cela à la suite de la doctrine du développement durable qui n’est autre qu’un cache sexe pour croissance durable. Vélorution avec 1.453 votes leur a juste empêché d’être devant le CDH sur Bruxelles-Halle-Vilvorde au scrutin prédent pour mille et quelques voix, mais sans effet encore sur leurs propositions. La direction d’Ecolo et l’écologie, ça fait deux. 



J. – Est-ce que la simplicité volontaire fait aussi partie de votre quotidien
? Comment?

R. – J’habite  dans un « habitat solidaire » où vivent environ 60 personnes :
http://www.123rueroyale.be
http://www.politiquedesgrandesvilles.be/content/what/expertise-development/knowledge-production/researches/07-0627_def-habitat_solidaire_fr.pdf

- Je roule à vélo, je ne prends plus l’avion, je n’ai pas de permis de conduire.
- Je mange très peu de viande et souvent de la « récup », c-à-d que nous recevons les invendus du jour de 5 supermarchés des environs de notre habitat, c’est incroyable ce qu’on jette, – et nous organisons la tournée de ces magasins tous les soirs et nous partageons la bouffe récupérée. Nous faisons la même chose avec le marché matinal où parfois, même souvent, les marchands nous reconnaissent et nous donnent/réservent des denrées en bon état.
- Je fais connaître et tente de donner consistance politique à la décroissance en politique depuis les fédérales de juin 2007 et je réunis à ces occasions de nouvelles générations d’objecteurs de croissance convaincus ou qui s’ignoraient comme Monsieur Jourdain.

- Je ne suis pas complice d’une production polluante, je travaille un jour par semaine dans une librairie de seconde main et par là je participe d’une économie sociale et sauve des forêts !

- J’ai hérité de la plupart de mes ameublements et autres équipements ou alors je les achète en seconde main.

- Je milite dans plusieurs associations, NATO Game Over (les alliances militaires créent des guerres, cf. l’OTAN (et la Belgique) en Afghanistan, et depuis la 2nde guerre mondiale, nous sommes repassé quelques fois à côté d’une deuxième guerre nucléaire fatale), Cacheurs de pub (le consumérisme et la publicité sont un fléau), Wooningen 123 Logements asbl (la part excessive du pouvoir d’achat consacrée au logement alors que des millions de mètres carrés restent vides à Bruxelles).
- J’ai donné deux conférences à l’invitation des étudiants du cercle de Sciences Politiques de l’ULB et des étudiants de la section d’Ecologie Sociale de l’Ecole Ouvrière Supérieure en février 2008.

Lancement du blog Vélorution!

21 avril 2009

Bienvenue sur notre blog.

En tant que nouvelle formation politique, il nous semble indispensable de créer un espace d’échange de points de vue. Nous espérons que ce blog sera riche en réactions. Nous essaierons d’alimenter celui-ci un maximum en fonction de l’actualité, de manière à ouvrir un maximum le débat.

Nous attendons vos commentaires.

L’équipe de Vélorution!